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ANNALES DU MUSÉE GUIMET

272 ANNALES DU MUSEE GUIMET

37 (123). J’invoque la bonne Saoka° au bon œil’"". J’invoque les puissantes ^ravashis des saints ; toutes les créatures bienfaisantes.

J’invoque Verethraghna "", créé d’Ahura, porteur de la Gloire créée de Mazda.

J’invoque Tishtrya ’"-, étoile magnifique et Glorieuse, sous la forme d’un Taureau aux cornes d’or"".

38 (127). J’invoque les bienfaisantes et saintes Gâthas, souveraines sur les Maîtres ’"^

J’invoque la Gâtlia Ahunavaiti,

J’invoque la Gàtha Ushtavaiti.

J’invoque la Gàtha Spenla-Maiuyu.

J’invoque la Gàtba Yohu-Khshathra.

J’invoque la Gâtha Vahishlôishli.

39 (129). J’invoque les Karshvares ’"' Arzahê et Savahè. J’invoque les Karshvares Fradadhafshu et Vidadhafshu. du Bundaliisli où il est dit que le lieu {gâs) d’Auhrmazd est ce qu’on appelle la Lumière infinie. Ceci explique le passage d’Eudème (ap. Damascium, De primis priticipiis, éd. Kopp, cli. c.fxv), selon lequel les Mages ont pour premier principe soit l’Espace, soit le Temps (Td-iç ou Xpdvsç) ; Xpôv :; répond à Zrvan, Tîtuîç à Gàtva. Le Hamêshak-sût mal compris, sût ayant pris le sens technique d’ « intérêt de l’argent », est devenu chez les Parsis une banque mystique où les bonnes œuvres des fidèles fructifient et portent intérêt jusqu’au jour de la résurrection. 99. Saoka, sôk ; m’inôl hùcas/imth, « le Génie du bon œil », par opposition au mauvais œil. Sôk est l’auxiliaire de Mithra et c’est elle qui reçoit en premier lieu du Ciel bienfaisant (le luisvàna {fàtva) les bienfaits qu’elle transmet à la terre (v. I’Ap-PE. vniCE au Sirôza, § 13). Noter la parenté des noms Saolia et mi-svàna, tous deux dérivés de su.

100. voiirii-dôithràm, hnmnk dôisr, « dont le regard est amour » (ou « désir ») ; cf. Yasna XXVI, note 6.

101. Le Génie de la victoire, lialirdm ; voir Yt. XIV. lO’i. l’ir ; l’étoile de la pluie : voir Yt. VllI. 103. Glose : « Dans ce temps-là surtout je l’invoque ». Tishtrya revêt en eflet trois formes, colle de l’homme, du taureau et du cheval, chacune pendant dix jours. C’est dans la seconde période qu’il importe le plus de l’adorer, afin d’obtenir qu’il triomphe enfin du démon de la sécheresse et amène la pluie (Yt. VIII, 17). 101. ratukhshathrào : voir vol. 1, 351, note 12. 105. Les sept cercles entre lesquels la terre est divisée : voir vol. I, 467, n. 1.