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LALITA VISTARA. — APPENDICE

— Citoyens, écoutez. Les femmes et les tilles des Mallas feront un dais d’étoffe au-dessus du corps de Bhagavat ; les femmes et les filles porteront la bière de Bhagavat ; et nous, après l’avoir honoré en lui offrant des parfums et des guirlandes au son de la musique, nous irons par la porte occidentale de la ville, que nous traverserons et nous sortirons par la porte orientale ; puis, après avoir passé la rivière Yigdan, nous nous arrêterons auprès du Tchâitya (appelé le Tchâitya) qui a un ornement au sommet, et là nous briderons le corps.

Les Mallas répondirent : — Nous agirons en conséquence.

Les femmes et les filles des Mallas firent un dais d’étoffe sur le corps de Bhagavat ; mais quand elles voulurent enlever la bière, elles ne purent y parvenir.

Alors Anirouddha dit à Ananda :

— Ayouchmat Ananda, les femmes des Mallas de Kouça ne peuvent soulever la bière de Bhagavat. Et pourquoi ? — C’est que telle est la volonté des dieux.

— Ayouchmat Anirouddha, que veulent donc les dieux ? — Que la bière soit portée par les Mallas et leurs fils.

— Ayouchmat Ananda, qu’il soit donc fait suivant la volonté des dieux. « Aussitôt que la bière eut été enlevée par les Mallas et leurs fils, les dieux, qui habitent les espaces lumineux du ciel, jetèrent des fleurs divines telles que des lotus bleus, jaunes, blancs et rouges et des poudres parfumées de sandal ; ils firent entendre une musique divine et laissèrent tomber des étoffes et des vêtements. Alors quelques-uns des principaux Mallas dirent aux autres : — Faisons cesser la musique des hommes et le reste, et accomplissons les cérémonies funèbres avec la musique divine, avec les fleurs et les parfums divins. Et ils continuèrent les cérémonies funèbres (comme il a été dit plus haut), jusqu’à ce qu’ils arrivassent au Tchâitya où le corps devait être brûlé.

En ce temps-là, il tomba dans la ville de Kouça une telle quantité de fleurs de Mandaraka, qu’il y en avait jusqu’aux genoux. Un homme qui avait ramassé une grande quantité de cette fleur divine se rendit pour quelque affaire à la tour de Digpatchan.

Dans le même temps Mahâ Kâcyapa, accompagné de cinq cents per-