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ALGER

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chez les tribus terriennes et encore moins dans la colonisation européenne, placée en dehorsde toute atteinte. Cependant l’invasion des Ouled-Sidi-Cheikh eût pu être prévenue par une surveillance plus active. En effet, quelques mois auparavant, il avait été bruit, même dans les journaux de l’Algérie, des préparatifs que cette tribu pastorale.faisait.dans le Sahara marocain et dans le Touat, en vue d’une attaque du Sahara algérien.

FAITS ADMINISTRATIFS. —16 janvier 1868, arrêté du gouverneur -général portant création d’un corps spécial de francs tireurs dans la milice d’Alger. — 15 janvier, décret qui proroge la durée du privilège conféré à la Banque de l’Algérie jusqu’au 1er novembre 1881.—5 février, décret relatif à la rédaction et à la délivrance des actes de notoriété à l’appui des demandes de naturalisation. —14 mars, arrêté qui désigne M. Testu, pour remplir les fonctions intérimaires de secrétaire général du gouvernement. — 24 mars, loi ouvrant au ministère de la guerre un.crédit de 2 millions, destiné à venir en aide aux populations de l’Algérie les plus éprouvées par le manque de récoltes.— 8 mai, arrêté portant organisation du service du cadastre. —20 mai, arrêté du gouverneur général sur l’organisation municipale en territoire militaire. — 28 juin, circulaire du gouverneur général aux généraux commandant les provinces, au sujet du droit de poursuites en territoire militaire. —11 juillet, décret autorisant la création d’une succursale de la Banque de l’Algérie à Bône. —11 et 2S décembre, rapports et décrets relatifs à la constitution de la propriété individuelle dans les douars-communes. — 10 décembre 1S68, rapport et décret décidant l’agrandissement du territoire du département de Constantine, la modification des circonscriptions de 19 communes et la création de 11 communes nouvelles. — 19 décembre, rapport et décret sur l’administration communale et les attributions des conseils municipaux de l’Algérie. — Décret de la même date promulguant les dispositions principales de la loi du 21 juin 1862 et du décret du 12 juillet 1865 sur . la procédure devant les conseils de préfecture. — 13 janvier 1869, décret relatif à la création d’un nouveau périmètre de colonisation dans la province de Constantine et de sept centres jdé population.—27 janvier, rapport et décret porlîntextension des territoires civils des provinces il’Alger et d’Oran et création de communes nourelles. —8 mars, circulaire du ministre de l’intérieur aux", préfets, faisant appel aux cultivateurs de la métropole, pour le peuplement des centres en voie de création en Algérie." ;— 12 mars, arrêté portant organisation des bureaux télégraphiques secondaires et municipaux.-Avril, projet de décret relatif à l’établissement

d’un impôt provisoire sur toutes les propriétés foncières situées dans les territoires civils de l’Algérie. — 10 mai, arrêté du gouverneur général relatif aux attributions provinciales délér guées à Mil. les généraux commandant les provinces.

STATISTIQUE. — D’après le dernier recensement officiel de 1866, la population totale de l’Algérie est de 2,651,950 âmes. Dans ce total les indigènes, Arabes ou Kabyles, figurent pour 2,400,000 environ ; la population européenne, non compris l’armée, est de 2(7,990 individus, dont 122,119 français, répartis dans 206 centres, et la population israélite de 33,952. Depuis quelques années, l’accroissement dé la population européenne, sauf 3 à 4,000 immigrants, nouveaux, est entièrement due à l’excédant des naissances sur les décès.

Le revenu public de l’Algérie était, en 1851 de 20,821,403 francs ; en 1865, dernier exercice réglé, il atteignait 22,221,927. Les dépenses civiles étaient en 1851, de 23,824,830 ; elles se sont élevées, en 1865, à 47,470,363 fr.

En ce qui concerne le-commerce et la navigation, la loi" du 23 juillet 1867 a consacré l’entrée en pleine franchise, en France, de tous les produits naturels ou fabriqués de la colonie et proclamé l’admission en franchise dans les ports de l’Algérie des produits étrangers, sauf un petit nombre d’objets qui, dans l’intérêt des manufactures et usines françaises, sont soumis à un droit très-faible.

La loi du 19 mai 1866 avait supprimé les droits de tonnage sur les navires étrangers. En outre, le cabotage, qui leur est interdit dans les ports de France, leur a été accordé sur les côtes dé l’Algérie. Enfin, les importations par.les frontières de terre (Régence de Tunis, Maroc, Sahara, Soudan) ont été affranchies de tout droit.

Il ressort d’un document officiel, publié par le Moniteur de l’Algérie, en août 1869, que le ’ commercé général de la colonie, qui en 1867 atteignait le chiffre de 283 millions 830,990 fr., valeurs’officielles, s’est élevé, en Î868, au chiffre de 298 millions 733,664 fr., soit une augmentation de 10 millions 894.674 fi*.

Dans ce chiffre la France, seule, entre pour une somme de 226 millions 170,650.fr.

Les 295 millions 733,664 fr. qui représentent le commerce de l’Algérie, en 1S68, donnent pour l’importation la somme de 192 millions 664,630 fr. supérieure à celle de 1867 de 4 millions 987,353 fr., c’est à dire une augmentation de 2 1/2 p. 100.

C’est la France qui a fourni à la colonie la majeure partie des produits de toute nature importés, pour sa consommation, puisque son apport est de 144 millions 533,092 fr. sur 192 millions.