Page:Anonyme - L’Alpha de la république, 1848.djvu/7

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forces intellectuelles et physiques. La liberté, fille de Dieu, n’a d’autres bornes que celles que lui prescrivent la volonté, la raison et la conscience de l’homme.

D. Quel est le plus grand ennemi de la liberté ?

R. Le désordre, qui engendre l’anarchie, à la suite de laquelle marche toujours la guerre civile, le plus terrible des fléaux dont la colère du ciel puisse affliger un peuple.

D. Quels sont les autres ennemis de la liberté ?

R. L’injustice, la lâcheté, l’intempérance, la perfidie, la haine, l’ambition, la cupidité.

D. Comment ces passions portent-elles atteinte à la liberté ?

R. Dès que ces passions pénètrent dans le cœur de l’homme, elles s’en rendent tellement maîtresses, qu’il n’entend plus d’autre voix que leur voix, et qu’il est, dans toutes ses actions, leur esclave absolu.

D. Quelles sont les vertus sympathiques à la liberté ?

R. Le courage, la sobriété, la franchise, le dévouement, la libéralité, la religion de l’honneur, l’égalité et la fraternité.

D. Prouvez, par quelques exemples historiques, combien la sobriété est sympathique à la liberté.

R. Les peuples les plus sobres sont les montagnards, et les montagnes furent toujours le berceau ou l’asile de la liberté.