Page:Anonyme - Macaire, chanson de geste.djvu/58

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Montdidier et du chevalier Macaire ; il ajoute que pour lui « il a trouvé un Macaire de Sainte-Menehould, chevalier français vivant en 1204. »

Un mois après la date de cette lettre paraît, encore dans le Mercure de France, un Supplément à ce qui a été inséré (le mois précédent) au sujet de l’histoire du chien de Montargis, où par occasion il est parlé d’un chien renommé dans l’histoire orientale [1]. L’auteur de ce supplément paraît surtout s’être proposé de placer son historiette orientale, qui est du reste assez jolie. Quant à son argumentation en faveur du chien de Montargis, elle peut se résumer ainsi : l’histoire du combat de ce chien était regardée comme indubitable dans les XVe et XVIe siècles ; elle n’a d’ailleurs rien qui choque la vraisemblance ; en quoi l’auteur a raison sur le premier point, mais sans prouver autre chose que la crédulité des XVe et XVIe siècles ; et sur le second point, il est permis de penser qu’il se montre bien accommodant.

Ainsi défendue, quoique avec plus de chaleur que de force, contre les doutes de la critique, l’histoire du chien de Montargis devait fournir encore une longue carrière. Elle rencontra cependant, quarante ans après l’article du journaliste de La Haye, un adversaire plus redoutable, c’est-à-dire mieux armé.

Leibnitz avait publié à Hanovre, en 1698, son édition de la chronique d’Alberic de Trois-Fontaines. Personne apparemment ne l’avait lue,

  1. Mercure, décembre 1734. — Un extrait de ce supplément a été aussi réimprimé dans la collection précitée, même tome, pages 189-193.