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ET AUTRES POÉSIES

XXIV[1]

Monsr d’Orvilier

(fol. 14 v°)
Nul ne me doibt de ce blasmer,
Se de mon pouoir vueil amer
Celle ou est ma plaisance[2] assise,
Quant[3] chacun jour Desir atise
5Le feu qu’Amours veult alumer.

Elle fait mon cueur entamer :
Pour tant la vueil dame clamer.
Ma voulenté s’i est submise :
Nul ne me [doibt de ce blasmer,
10Se de mon pouoir vueil amer
Celle ou est ma plaisance assise.]

C’est mon bien de l’ouïr nommer,
C’est ma doulceur sans nul amer,
C’est ma liesse plus[4] requise,
15C’est la clef[5] de mon entreprise,
Pour tout mon vouloir conformer :
Nul ne me [doibt de ce blasmer,
Se de mon pouoir vueil amer
Celle ou est ma plaisance assise,
20Quant chacun jour Desir atise
Le feu qu’Amours veult alumer.]

  1. XXIV. Ce rondeau se trouve aussi dans le ms. fr. 1719 de la Bibl. nat., fol. 91 vo.
  2. Ms. fr. 1719 ma plaisance est.
  3. Ms. fr. 1719 Car.
  4. Ms. fr. 1719 joye la plus.
  5. Ms. fr. 1719 le chef.