Page:Apollinaire - Le Flâneur des deux rives.djvu/75

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Né en 1874, ce Lorrain qui avait rêvé toute sa jeunesse à la conquête de Paris, ne tarda pas à devenir presque célèbre dans le monde des gens de lettres, des gens de théâtre, des amateurs d’art et des escrimeurs.

Il débuta par un singulier coup de maître : l’éloge d’Édouard Drumont qui, ne sachant pas qu’Ernest La Jeunesse était israélite, fit un article enthousiaste sur son premier livre.

Ce premier livre fit plus pour la réputation de son auteur que tout ce qu’il écrivit par la suite.

Il était intitulé : Les nuits, les ennuis et les âmes de nos plus notoires Contemporains, qui précèdent, avec une fantaisie plus aiguë et une ironie plus nuancée, le fameux À la manière de… qu’imitent dans les popotes de l’arrière du front tous les trois galons qui, autrefois, eussent passé leur temps à traduire Horace en vers français.

Les Nuits et les Ennuis… amusèrent tous ceux qui y étaient mentionnés. Les articles abondèrent et la réputation de l’auteur fut faite.