Page:Arène - Friquettes et friquets, 1897.djvu/195

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LE LAISSEZ-PASSER


J’aime les bois : qui ne les aime point ! Mais néanmoins je leur préfère les vieux parcs, les parcs à demi abandonnés.

Est-ce l’impression des premières lectures, le souvenir lointain d’enfantines songeries ? La chose me semble probable, car je retrouve, en ces vieux parcs, tel qu’autrefois je l’ai rêvé, le décor des contes de fées.

Toujours, à l’ombre des vieux parcs, je m’étonne de ne pas rencontrer quelque seigneuriale cavalcade, quelque chasse menée grand train dans un éblouissement de soie, de velours, de franges d’or et de panaches ; et malgré moi j’y cherche toujours — avec son pont-levis aux bras moisis, aux chaînes dévo-