Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/131

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Nous avions aussi mesuré la réfraction de différents gaz, ce qui, jusque là, n’avait pas été tenté.

Une détermination, plus exacte qu’on ne l’avait alors, du rapport du poids de l’air au poids du mercure, avait fourni une valeur directe du coefficient de la formule barométrique servant au calcul des hauteurs.

J’avais contribué, d’une manière régulière et très-assidue, pendant près de deux ans, aux observations qui s’étaient faites de jour et de nuit à la lunette méridienne et au quart de cercle mural à l’Observatoire de Paris.

J’avais entrepris avec M. Bouvard les observations relatives à la vérification des lois de la libration de la lune. Tous les calculs étaient préparés ; il ne me restait plus qu’à mettre les nombres dans les formules, lorsque je fus, par ordre du Bureau des longitudes, forcé de quitter Paris pour aller en Espagne. J’avais observé diverses comètes et calculé leurs orbites. J’avais, de concert avec M. Bouvard, calculé, d’après la formule de Laplace, la table de réfraction qui a été publiée dans le Recueil des tables du Bureau des longitudes et dans la Connaissance des temps. Un travail sur la vitesse de la lumière, fait avec un prisme placé devant l’objectif de la lunette du cercle mural, avait prouvé que les mêmes tables de réfraction peuvent servir pour le soleil et toutes les étoiles.

Enfin, je venais de terminer dans des circonstances très-difficiles la triangulation la plus grandiose qu’on eut jamais exécutée, pour prolonger la méridienne de France jusqu’à l’île de Formentera.

M. de Laplace, sans nier l’importance et l’utilité de ces travaux et de ces recherches, n’y voyait qu’une espé-