Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/427

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quelques autres propriétés de la vapeur d’eau. Si je n’en fais point mention dès ce moment, ce n’est pas que j’attribue à cette assemblée la disposition d’esprit de certains écoliers qui disaient un jour à leur professeur de géométrie : « Pourquoi prenez-vous la peine de démontrer ces théorèmes ? Nous avons en vous la plus entière confiance ; donnez-nous votre parole d’honneur qu’ils sont vrais, et tout sera dit ! » Mais j’ai dû songer à ne pas abuser de votre patience ; j’ai dû me rappeler aussi qu’en recourant à des traités spéciaux, vous comblerez aisément les lacunes que je n’ai pas su éviter.


HISTOIRE DE LA MACHINE À VAPEUR DANS L’ANTIQUITÉ.


Essayons, maintenant, de faire la part des nations et des personnes qui semblent devoir être citées dans l’histoire de la machine à vapeur. Traçons la série chronologique d’améliorations que cette machine a reçues, depuis ses premiers germes, déjà fort anciens, jusqu’aux découvertes de Watt. J’aborde ce sujet avec la ferme volonté d’être impartial, avec le vif désir de rendre à chaque inventeur la justice qui lui est due, avec la certitude de rester étranger à toute considération indigne de la mission que vous m’avez donnée, indigne de la majesté de la science, qui prendrait sa source dans des préjugés nationaux. J’avoue, d’un autre côté, que je ferai peu de compte des nombreux arrêts déjà rendus sous la dictée de pareils préjugés ; que je me préoccuperai encore moins, s’il est possible, des critiques acerbes