Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/454

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l’élasticité sera la même partout. Supposons qu’à l’aide d’une injection d’eau, abondante et continuelle, le vase soit maintenu constamment froid dans toute sa capacité et dans ses parois ; alors la vapeur s’y condensera dès qu’elle y arrivera : toute la vapeur dont le cylindre était primitivement rempli, viendra s’y anéantir successivement ; ce cylindre se trouvera ainsi purgé de vapeur, sans que ses parois aient été le moins du monde refroidies ; la vapeur nouvelle dont il pourra devenir nécessaire de le remplir, n’y perdra rien de son ressort.

Le condenseur appelle entièrement à lui la vapeur du cylindre, d’une part, parce qu’il contient de l’eau froide ; de l’autre, parce que le reste de sa capacité ne renferme pas de fluides élastiques ; mais, dès qu’une première condensation de vapeur s’y est opérée, ces deux conditions de réussite ont disparu : l’eau condensante s’est échauffée en absorbant le calorique latent de la vapeur ; une quantité notable de vapeur s’est formée aux dépens de cette eau chaude ; l’eau froide contenait d’ailleurs de l’air atmosphérique qui a dû se dégager pendant son échauffement. Si après chaque opération on n’enlevait pas cette eau chaude, cette vapeur, cet air que le condenseur renferme, il finirait par ne plus produire d’effet. Watt opère cette triple évacuation à l’aide d’une pompe ordinaire qu’on appelle la pompe à air, et dont le piston porte une tige convenablement attachée au balancier que la machine met en jeu. La force destinée à maintenir la pompe à air en mouvement, diminue d’autant la puissance de la machine ; mais elle n’est qu’une petite partie de la perte qu’occasionnait, dans l’ancienne méthode, la