Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/543

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Dans le Mémoire de Cavendish tel qu’il fut d’abord lu, il n’y avait aucune allusion à la théorie de Watt ; mais une addition, postérieure à la lecture des lettres de ce dernier et écrite en entier de la main de Cavendish, mentionne cette théorie (Trans. philos., 1784, p. 140). Cavendish expose dans cette addition les raisons qu’il croit avoir pour ne pas compliquer ses conclusions, comme Watt le faisait, de considérations relatives au dégagement de chaleur latente ; mais elle laisse dans le doute sur la question de savoir si l’auteur eut jamais connaissance de la lettre à Priestley d’avril 1783, ou s’il vit seulement la lettre datée du 26 novembre 1783 et lue le 29 avril 1784 ; sur quoi il importe de remarquer que les deux lettres parurent dans les Transactions philosophiques réunies en une seule. La lettre à Priestley du 26 avril 1783 resta quelque temps ( deux mois d’après le Mémoire de Watt) dans les mains de sir Joseph Banks et d’autres membres de la Société royale, pendant le printemps de 1783. C’est ce qui résulte des circonstances que relate la note de la page 330. Il semble difficile de supposer que Blagden, secrétaire de la Société, ne vit pas le Mémoire. Sir Joseph Banks dut le lui remettre, puisqu’il l’avait destiné à être lu en séance (Trans. philos., 1784, p. 330, note). Ajoutons que puisque la lettre a été conservée aux archives de la Société royale, elle était sous la garde de Blagden, secrétaire. Serait-il possible de supposer que la personne dont la main écrivit le remarquable passage, déjà cité, relatif à une communication, faite à Lavoisier en juin 1783, des conclusions de Cavendish, n’aurait pas dit au même Cavendish que Watt était arrivé à ces con-