Page:Archives israelites 13.djvu/320

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. N SH · _ Ancnivss appréciation analytique de nos dogmes, selon leur valeur relative; importance des pratiques religieuses, non par elles-mêmes , mais comme symboles de vérités élevées, - telles sont les principales thèses controversées et démontrées par le Khozâri. Ce livre con- somme le divorce entre l’orthodoxie et la philosophie. Traduit également par Y. lbn·Tibbôn, il est devenu aussi classique parmi nous que l’ouvrage précédent. Mais cette réaction dont le Khozâri est la dernière expression était elle-même trop absolue, trop exclusive, pour ne pas provo- quer bientôt une réaction opposée, ou du moins une tendance de conciliation entre les extrêmes. Si l'on ne pouvait admettre l’inter- vention souveraine de la raison dans les choses de la foi, on ne pouvait cependant méconnaître ni la légitimité, ni même la né- cessité de son emploi. Mais pour déterminer avec précision la limite qui sépare ces deux autorités, pour les fortiüer l`une par l’autre sans en amoindrir aucune, il fallait un esprit qui les com- prit toutes les deux, qui fût à la fois un croyant sincère et un penseur consommé. Cet homme, ce fut Moïse Maïmonide. Déjà, comme vous l’avez vu dans la première partie de cette histoire, il avait transformé en un code méthodique et régulier le chaos des halakhôth talmudiques; déjà il avait préludé à cette alliance de la tradition etde la spéculation, soiten ajoutant à son commentaire arabe de la Mischna sa célèbre nomenclature des Articles de foi (1), une histoire raisonnée de la tradition (2) et une esquisse de ( Psychologie(5) ; soit en donnant pour base à son Yâd Chazaka une Dogmatologie complète sous le nom de ;7'tDft "IDD, Mais son œu- vre capitale à cet égard, c’est son a Guide des Égarés (4)», traduit ' sucessivement en hébreu par (ses contemporains Samuel ben-Y. Ibn-Tibbôn etïehouda Al—Charizi, et resté immortel sous le nom de CPDWJJ I't"t1D. Malgré quelques erreurs, dues à l’inlluence alors prédominante de Varistotélisme ; malgré certaines tendan- , ces qui, poussées à l’extrême, pouvaient aboutir à des conséquen- T (I) Introduction au PM'] P1;. I (2) Préface du Sédar Zeraim, ou plutôt dn commentaire entier. ‘ (3) a9p"|§ njmb, introduction au Traité Abolh. _ (À) Composé vers 1 l90, pour son disciple Joseph Ben·Yehoudo(lbn·Akhnin?), ( et destiné seulement à un petit nombre d’ndeptes. l à Digitized ny Google