Page:Archives israelites 1851 tome12.djvu/193

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reine de Saba, ce que nous ne croyons pas, car nous savons à quoi nous en tenir au sujet de cette dernière que nous savons avoir régné dans l'Arabie et non dans l'.Vhys- sinie; nous vous prions, ô très-saint Abba Yshaq, de nous expliquer cela clairement et selon la vérité, et de nous dire, si vous le savez, par quelle voie vous êtes entrés en Abyssinie, par l'Egypte et la Nubie, ou par l'Arabie.

I. Mous sommes venus avec Salomon. Zogo, fils de la servante de la reine de Saba, est le père des Liqaunt. Nous sommes venus après Jéréniie le prophète. Nous ne comptons pas depuis l'année de l'arrivée de Min Ylik מנילך. Nous vînmes sous Salomon; nous sommes venus par Sannar et, de là, à Aksuin. Le monde resta sous une seule foi pendant 5500 ans, jusqu'à Jésus-Christ : nous sommes venus sous Salomon bien sûr.

II. Depuis que vous êtes en Abyssinie, avez-vous toujours joui de la liberté, ou l'avez-vous acquise en quelque temps particulier, après avoir été assujettis aux chrétiens ? Avez-vous quelque ancien livre qui vous ait conservé votre histoire ? fin quelle langue est-il écrit? Sachez, nos très-chcrs frères, que nous avons été toujours assujettis aux Francs, et que c'a été pour nous une cause de grande joie, quand nous avons su que vous avez été libres, que vous aviez un roi de votre propre na- liuii ; or, sachez aussi que les Francs qui ont visité votre pays, ont copié, dans les ruines de l'ancienne ville d'Aksum, une inscription en langue giiz, concernant vos anciennes guerres avec les rois abyssins; mais ces Francs, qui connaissaient mal la langue giiz, l'ont mal copiée , et par conséquent elle fut mal interprétée par celui qui l'a traduite ; elle est aujourd'hui dans la maison d'un prêtre chrétien à Aksum : nous désirons que vous envoyiez quelqu'un d'entre vous qui connût la langue du Tigre, pour copier fidèlement cette inscription et d'autres qui se trouvent dans les anciennes villes du Tigré'. Si vous nous en envoyez, nous les ferons connaître et nous les publierons en Israël, afin que votre valeur et votre courage soient connus (1).

(1) D âpre» la copie que j'ai faite de cette inscription Giiz, en plu-

2. Nous voudrions aller