Page:Archives israelites 1851 tome12.djvu/309

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tsnmnrres. 299 MORT D°UN HOMME DB BIEN. La presse américaine a perdu un de ses plus dignes organes, la communauté israélite de New-·York un de ses membres les plus honorables; M. le maire Noah est mortdans la nuit du 22 mars dernier. Tous les journaux de New-York s'accordent à payer un juste tribut d’éloges et de regrets à la mémoire de ce savant homme de bien. Voici comment s’exprime le Sunday Times .· • La plume se refuse presque à notre main tremblante pour annoncer la mort du maire Noah, qui a eu lieu cette nuit à onze heures et demie. Ses amis, et ils forment toute la communauté, apprendront avec quelque consolation que ses derniers moments ont été le reflet de sa vie entière, calmes et rayonnants d’espé· rance. Il avait près de soixante·six ans, et était attaché a la presse depuis plus de quarante ans. Nous n’essayerons pas au- jourd’hui de raconter sa vie publique , nous ressentons trop vivement l’immensité de sa perte pour rien ajouter à l’annonce de sa mort. Paix à ses cendres! S’il est une récompense pour les bonnes actions ici bas , notre défunt collaborateur jouit certai- nement, en première ligue , de toutes les gleires célestes. Il a vécu une vie sans reproches, une vie d’utilité, une viedc bien? veillance et de probité. Il n’a pas laissé un seul individu qui puisse dire un mot à son déshonneur, et des milliers de per- sonnes seront prêtes à rendre hommage à ses nombreuses et éminentes vertus. Que la terre lui soit légère. » Oui, vraiment • il est t@é un grand homme en Israël. · Un autre journal (The Courier and Enquirer) ajoute à l’an·· nonce de sa mort : « Comme tous les hommes en relation avec la presse dans ce pays, ses erreurs (car il n’était pas en dehors de Phumanité) sont plus connues que ses qualités. Mais pour nous qui l’avons vu de près, nous pouvons attester que jamais cœur plus noble et plus généreux n‘a battu dans la poitrine d’un homme, et que son intarissable bonté l’a souvent expœê aux entreprises malveillantes d’hom·mes plus artiücieutt et moins délicats que lui; Jamais le malheur ou la soutïrance ne lui a adressé une prière infructueuse, et le grand objet de sa vie a