Page:Archives israelites 1851 tome12.djvu/582

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$1: ncmvxs Cwendant les succès oentinuels de Socinios et la manière dont il poursuiraitla victoire, commencèrent à faire craindre à Gédéon quete monarque abyssinien ne détruisîtla nation entière de juifs. En conséquence, il tit dire au roi que s’il voulait lui pardonner et lui accorder la paix, il lui remettrait entre les mains le rebelle .A.mda. Le roi accepta la proposition : Amda fut livré, et, con- vaincu de rébellion etde meurtre, il fut mis à mort (1). A la lin de l’année l6l6, mourut le lils aîné du roi, Kenasfer- Kristos, jeune prince de la plus grande espérance, et également cher au monarque et à son peuple. Socinios le regrette beaucoup et lui fit faire des obsèques magnifiques dans l`église de Debra- Roma, bâtie par le roi Ishag, au milieu de la Tana. Pendant que le roi était plongé dans le deuil, parut un ordre sanglant et extraordinaire dans les annales abyssiniennes, tant il est contraire aux habitudes de tolérance religieuse de ce peu- ple`(2). L’histoire rapporte simplement le fait et n’en donne pas d‘autre motif que la manière odieuse dont Gédéon. roi des juifs, . $`y était pris pour troubler le royaume, et qui parut suiïisamment excuser la cruauté de Socinios. Quoi qu’il en soit, ce monarque donna ordre au kasmati Yulius, au kasmati Welled-Hawaryat, au billetana-gueta Yanael et au lit-auraris Hosannah d’exterminer tous les F alashas qui habitaient depuis Foggora, Janfakara et Ba- jenarvvé jusqu’auprès du Simen, ainsi que tous ceux qui étaient dans le canton du Bagla et dans les autres districts où ils com- mandaient. Aussi n’échappa—t·il que que lques·uns de ces malheu- reux qui s’enfuirent avec Phinéas. Dans ce massacre horrible et soudain, périt- le roi Gédéon, prince estimé, non·seulement de ses sujets, mais de tous les Abyssiniens, et 'qui passait pour im- mensément riche. Les trésors qu’il avait, dit—on, cachés dans les montagnes, sont encore aujourdhui l’objet de la recherche des habitants de ces contrées A! Les pauvres Falashas, au contraire, au lieu de chercher dans les montagnes des trésors que ,Gédéon n’a probablement jamais (1) Bruce, t. V, p. 82-85. ` (2) Bruce remarque dans une·note : ¢ (Yétait là sans doute 'nn des fruits i de la religion (catholique) quïll avait cmbron-sée et des conseils de•œ0¤¤··- vertimurs (les jésuites). » ¢