Page:Archives israelites 1851 tome12.djvu/614

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eo.; Ascnriss ` pour néoménie. (fest précisément le contraire. U'lt1, comme l’at·· teste sa racine, a signifié d"abord renouvellement (de la lune), néoméoie, et il n’a désigné le mois que par extension. - Cha- pitre xr., à propos du féminin employé pour le masculin, notre auteur cite 1§'l5ft, d’Ezéch. xxvnr, l5. Co mot est pour =|§"1Jl't· d’sccord; ce n’est cependant pas un féminin, car il faudrait dans ce cas ï§1Jl1, l`infinitif se lléchissant ordinairement comme les noms. C’est simplement une contraction occasionnée par la pause (peut·éIre aussi par la consonnance de 11; qui termine le verset), et analogue Ml`]. Tltâp, etc. Le verset précédent, où nous lisons pour HM, offrirait un exemple plus juste. .. M. Monk lui-même a accompagné cette table de quelques no- tes; il en est une (l) qui mérite un examen spécial. Voulant se rendre compte de la terminaison adverbiale Dj', qu’on observe dans ¤.‘l‘l'l, Dmt, ¤p*'1, etc., ce savant suppose que Phébreu, ou la langue primitive (1) d`où l’hébreu s‘est formé, possédait an- ciennement une déclinaison, que cette déclinaison avait pour ac- cusatif ¤__"", et que cet accusatil a survécu dans quelques formes adverbiales. De plus la terminaison ï'l__f"" (hé local) ne serait autre que l’accusatil` Up" dépouillé du mem ou de ce qu’il nomme la mimation, analogue à la nun nation des Arabes. Avec tout le respec que je porto à Péminent philologue, je ne puis voir dans cette idée qu’une erreur ingénieuse. Quiconque a la connaissance et surtout le sentiment de l‘hébreu, répugnera à y voir une langue à décli- naison; les désinences des cas sont radicalement étrangères à son esprit. L’analogie de l‘arabe est peut—étre séduisante, mais non démonstrative. Un ordre de preuves plus frappant serait celui qui s’appuierait sur la Bible même; àcet égard, M. Monk cite deux exemples (UJTT, Ps. Lxv, ,10; UDV, Job. xx1v,i6); il aurait méme pu y joindre UPU! et ¤"tlt'1R (ls. xxxm, 2, 7.). Mais je n'ai pas besoin de lui dire qu’on pourrait fort bien les expliquer sans avoir recours à Taocusatif. De plus, cet accusatif avait appa- remment pour but d’indiquer le régime direct; dès lors il devait afappliquer à tous les genres et à tous les nombres. Quelle étai; donc la désinence accusatîvo du pluriel! celle du féminin T nfl) P•g.li3·|l5.