Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 1.djvu/291

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


minel envers la nation, quiconque travaillerait à exciter des soulèvemens contre eux ? Eh bien ! au point de vue de ce droit légal créé en faveur des colons, les hommes de couleur de l’Ouest et du Sud n’étaient-ils pas aussi criminels qu’Ogé et Chavanne, pour s’être soulevés ; aussi criminels que les nègres esclaves du Nord qui, dans leurs fureurs, incendiaient les propriétés et immolaient les propriétaires ?

Concluons donc que les désastres de Saint-Domingue étaient inévitables, et que la ruine de cette colonie était en partie l’ouvrage de la métropole qui, par ses actes, poussait les différentes classes d’hommes à une extermination générale.