Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 1.djvu/292

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


chapitre ix.

Dispositions pacifiques des insurgés du Nord, — Arrivée des commissaires civils Roume, Mirbeck et Saint-Léger. — Objet de leur mission. — Conduite de l’assemblée coloniale. — Continuation de la guerre dans le Nord, dans l’Oueit et dans le Sud.


Un mois était à peine écoulé, après le grand incendie des habitations du Nord, quand les esclaves insurgés proposèrent à Blanchelande de faire la paix avec lui, comme représentant du roi ; mais les conditions qu’ils posèrent étaient telles, que le gouverneur général ne pouvait les accepter. Cet empressement mis par eux à obtenir une solution pacifique semble indiquer, encore une fois, que Blanchelande et les autres agens du gouvernement ont été réellement les promoteurs de cette terrible insurrection. Les esclaves auront pensé que, conformément à leurs promesses, ces agens de l’autorité royale seraient alors assez puissans pour leur faire accorder les avantages qui devaient être le prix de l’exécution du plan qu’ils s’étaient formé, afin d’arriver au rétablissement de l’ancien régime : à savoir, l’affranchissement des principaux chefs de l’insurrection, l’abolition de la peine du fouet, et trois jours par semaine pour se livrer à leurs propres travaux.

Voici en quels termes ils proposaient la paix :