Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 9.djvu/371

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bonheur. » J’ai obéi ; j’ai rencontré le chef que m’avait signalé mon Roi, et Haïti a pris son rang parmi les nations indépendantes. »

À ces paroles flatteuses, le Président d’Haïti répondit :


xxx« Monsieur le Baron,

» Mon âme est émue à l’expression des sentimens que vous venez de manifester. Il m’est glorieux et satisfaisant tout à la fois d’entendre ce que vous m’annoncez dans cette grande solennité, de la part de Sa Majesté le Roi dé France. Tout ce que j’ai fait n’a été que le résultat de principes fixes qui ne varieront jamais.

» J’éprouve une véritable satisfaction de pouvoir, dans cette circonstance, vous témoigner combien je me félicite d’avoir été à portée d’apprécier les qualités honorables qui vous distinguent. ».

En ce moment et par ordre du Président, le secrétaire général donna lecture à haute voix de l’ordonnance royale. Les mêmes vivats prononcés au Sénat se firent entendre de nouveau ; puis le secrétaire général remit à M. de Mackau la déclaration qui suit :

xxxLiberté,

Égalité.
RÉPUBLIQUE D’HAÏTI.
Jean-Pierre Boyer, Président d’Haïti,

« Déclarons avoir reçu des mains de M. le baron de Mackau, capitaine de vaisseau au service de S. M. T. C, gentilhomme de la chambre du Roi, l’ordonnance royale qui a été entérinée ce jour par le Sénat et dont la teneur suit…