Page:Aristide Michel Perrot - Collection historique des ordres de chevalerie civils et militaires (1820).djvu/20

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
(x)
« dans les derniers rangs de l’armée ; elle établit un lien fraternel entre toutes les gloires, et les recommande également à l’estime des nations et à la reconnaissance des concitoyens. »

C’est à cette institution, c’est à l’émulation qu’elle excita dans toutes les classes de la société que nous devons non-seulement ces travaux immortels qui ont fait envier à tous les peuples l’honneur d’être Français, mais encore les productions du génie qui assurent à la France le premier rang parmi les nations, et cette foule de traits généreux pour lesquels Rome n’eût pas eu assez de couronnes civiques. Sans doute il nous a fallu, pour exécuter l’ouvrage que nous présentons, de longs travaux et des recherches nombreuses ; mais nous nous croirons dignement récompensés si nous sommes parvenus à le rendre aussi complet que possible. Presque tous les traités analogues n’indiquent que très-imparfaitement les décorations des ordres ; nous nous sommes particulièrement attachés à cette partie essentielle, et nous croyons, sous ce rapport, laisser peu de chose à désirer[1].

  1. M. Cebron (rue du Coq-St-Honoré, n° 9 ), artiste extrêmement habile, et qui possède une très-belle collection des décorations des divers ordres de l’Europe, a bien voulu nous communiquer des renseignemens très-précieux.