Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/22

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AMPHITHÉOS.

Me voici !


DIKÆOPOLIS.

Prends-moi ces huit drakhmes, et fais une trêve avec les Lakédæmoniens pour moi seul, mes enfants et ma femme. Vous autres, envoyez des députations, et ouvrez la bouche aux espérances.





LE HÉRAUT.

Place à Théoros qui revient de chez Sitalkès.


THÉOROS.

Me voici !


DIKÆOPOLIS.

Encore un hâbleur appelé par la voix du Héraut.


THÉOROS.

Nous ne serions pas restés longtemps en Thrakè…


DIKÆOPOLIS.

Non, de par Zeus ! si tu n’avais touché un gros salaire.


THÉOROS.

S’il n’avait neigé sur toute la Thrakè, et si les fleuves n’eussent gelé vers le temps même où Théognis faisait ici jouer ses drames. Dans ce même temps je buvais avec Sitalkès. En vérité, il est passionné pour Athènes ; c’est pour nous un amant véritable, au point qu’il a écrit sur les murs :