Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/334

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eu. Bien des gens l’ont fait pourtant, et entrant dans les idées d’autrui ont changé leurs manières. Du moins j’accorderai, avec tous les hommes sages, beaucoup d’éloges, à cause de sa sagesse et de l’affection qu’il a pour son père, au fils de Philokléôn. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un de plus aimable, jamais caractère ne m’a inspiré une si folle affection et ne m’a fait m’épanouir ainsi. Sur quel point de la discussion s’est-il laissé battre, quand il voulait ramener son père à des façons plus honorables ?





XANTHIAS.

Par Dionysos ! je ne sais quel mauvais génie a tout mis sens dessus dessous dans notre maison. À peine le vieux, après avoir bu pendant longtemps, a-t-il entendu les sons de la flûte, que, le cœur plein de joie, il s’est mis à danser, toute la nuit, et à reproduire la vieille chorégraphie de Thespis. Il prétend démontrer tout de suite, en dansant, que les tragiques de nos jours sont des radoteurs.


PHILOKLÉÔN.

Qui donc se tient à l’entrée du vestibule ?


XANTHIAS.

Voilà le fléau qui approche.


PHILOKLÉÔN.

Abaissez les barrières : voici le commencement de la figure.


XANTHIAS.

C’est bien plutôt le commencement de la folie.