Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/53

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DIKÆOPOLIS.

Cela ne m’en a pas l’air.


LE MÉGARIEN.

N’est-ce pas absurde ? Voilà un incrédule ! Il dit que ce n’est pas une truie. Moi, si tu veux bien, gageons une mesure de sel parfumé de thym, si ce n’est pas là une truie, en bon grec !


DIKÆOPOLIS.

Pas du tout, elle tient de l’homme.


LE MÉGARIEN.

Sans doute, par Dioklès, elle tient de moi. Et toi, de qui crois-tu qu’elle soit ? Veux-tu l’entendre grogner ?


DIKÆOPOLIS.

Oui, de par les dieux ! je veux bien.


LE MÉGARIEN.

Grogne vite, petite truie ! Tu ne dis rien ? Est-ce que tu te tais ? Oh ! tu vas mourir de male mort. Par Hermès ! je te remporte à la maison.


LA FILLETTE.

Coï ! Coï !


LE MÉGARIEN.

N’est-ce pas une truie ?


DIKÆOPOLIS.

Oui, cela m’en a l’air. Bien nourrie, dans cinq ans, elle aura son bijou parfait.