Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/62

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LE BŒOTIEN.

Quel mal ai-je fait ?


NIKARKHOS.

Je vais te le dire dans l’intérêt des assistants. Tu introduis des mèches de chez les ennemis.


DIKÆOPOLIS.

Ainsi donc tu dénonces des mèches ?


NIKARKHOS.

Une seule suffit pour embraser l’arsenal.


DIKÆOPOLIS.

L’arsenal ? une mèche ?


NIKARKHOS.

Je le crois.


DIKÆOPOLIS.

Et comment ?


NIKARKHOS.

Un Bœotien peut l’attacher à l’aile d’une tipule, la lancer sur l’arsenal au moyen d’un tube, par un grand vent de Boréas ; et, le feu prenant une fois aux vaisseaux, ils flambent tout de suite.


DIKÆOPOLIS.

Méchant, digne de mille morts ! ils flamberaient embrasés par une tipule et par une mèche ?


NIKARKHOS, battu par Dikæopolis.

Des témoins !