Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/61

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Je veux un produit qui ne soit pas chez nous et qui abonde ici.


DIKÆOPOLIS.

Je sais alors. Emporte un sykophante, emballé comme de la poterie.


LE BŒOTIEN.

Par les Jumeaux ! j’aurais grand profit à en emmener un. Ce serait un singe plein de malice.


DIKÆOPOLIS.

Voici justement Nikarkhos qui vient dénoncer quelqu’un.


LE BŒOTIEN.

C’est un bien petit homme !


DIKÆOPOLIS.

Mais il est tout venin.


NIKARKHOS.

À qui sont ces marchandises ?


LE BŒOTIEN.

À moi. De Thèbæ, Zeus m’en est témoin.


NIKARKHOS.

Et moi, je les dénonce comme ennemies.


LE BŒOTIEN.

Quel mauvais instinct te pousse à guerroyer et à batailler contre des oiseaux ?


NIKARKHOS.

Je vair te dénoncer toi-même en sus.