Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/114

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KALONIKÈ.

J’achèterai des péribaris.


LYSISTRATA.

Eh bien les femmes ne devraient-elles pas être arrivées ?


KALONIKÈ.

Sans doute, de par Zeus ! elles devraient s’être abattues ici depuis longtemps.


LYSISTRATA.

Hélas ! ma pauvre amie, tu vas voir que, en vraies Athéniennes, elles feront toujours tout plus tard qu’il ne faut. Je ne vois venir aucune femme de la Paralia ou de Salamis.


KALONIKÈ.

Je sais pourtant que, dès la pointe du jour, elles se sont embarquées sur des bateaux légers.


LYSISTRATA.

Et celles que je prévoyais et que je supposais devoir arriver ici les premières, les Akharniennes, elles ne viennent pas.


KALONIKÈ.

Cependant la femme de Théagénès, pour savoir si elle devait venir, a consulté l’oracle d’Hékatè. Mais en voici qui nous arrivent, et d’autres encore, et puis encore d’autres. Iou ! Iou ! D’où sont-elles ?


LYSISTRATA.

D’Anagyros.