Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/115

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KALONIKÈ.

De par Zeus ! on dirait, ce me semble, un soulèvement d’Anagyros.





MYRRHINA.

Sommes-nous en retard, Lysistrata ? Que dis-tu ? Tu gardes le silence ?


LYSISTRATA.

Je ne t’approuve pas, Myrrhina, d’arriver si tard pour une affaire d’importance.


MYRRHINA.

C’est que j’ai eu de la peine, dans l’obscurité, à trouver ma ceinture. Mais si la chose est pressante, parle à celles qui sont présentes.


LYSISTRATA.

Non, de par Zeus ! attendons un peu que les Bœotiennes et les Péloponésiennes soient arrivées.


MYRRHINA.

Tu as tout à fait raison, et voici déja Lampito qui s’avance. Ô chère Lakédæmonienne, salut, Lampito. Quelle beauté, ma très douce, brille en toi ! Quel teint frais ! Quelle sève dans toute ta personne ! Tu étoufferais un taureau !


LAMPITO.

Je le crois bien, par les Gémeaux ! Je fais de la gym-