Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/117

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LAMPITO.

Mais enfin, qui est-ce qui a convoqué cette assemblée de femmes ?


LYSISTRATA.

C’est moi.


LAMPITO.

Dis-moi donc ce que tu veux de nous.


MYRRHINA.

Oui, de par Zeus ! ma chère amie.


KALONIKÈ.

Dis-nous l’affaire que tu regardes comme si importante.


LYSISTRATA.

Je vais vous la dire ; mais, auparavant, laissez-moi vous faire une petite question.


MYRRHINA.

Comme tu voudras.


LYSISTRATA.

Ne regrettez-vous pas que les pères de vos enfants soient absents pour la guerre ? Car je sais que nous avons toutes un mari là-bas.


MYRRHINA.

Mon mari, voyez le malheur, est depuis cinq mois en Thrakè à garder Eukratès.