Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/132

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LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Pas de poète plus sage qu’Euripidès, disant qu’il n’y a pas d’animal aussi impudent que les femmes.


LE CHŒUR DES FEMMES.

Prenons notre cruche d’eau, Rhodippè.


LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Pourquoi, ennemie des dieux, es-tu venue ici avec cette eau ?


LE CHŒUR DES FEMMES.

Et toi, avec ce feu, vieille tombe ? Est-ce pour te brûler toi-même ?


LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Moi, je vais te construire un bûcher, pour y cuire tes amies.


LE CHŒUR DES FEMMES.

Moi, je vais éteindre ton bûcher.


LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Éteindre mon feu, toi !


LE CHŒUR DES FEMMES.

Le fait même va te le prouver.


LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Je ne sais qui m’empêche de te rôtir avec cette torche.


LE CHŒUR DES FEMMES.

Si tu as de la crasse, je te fournirai un bain.