Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/147

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homme, à son retour, fût-il grisonnant, épouse tout de suite une jeune fille. Mais la saison d’une femme est courte ; si elle n’en profite pas, personne ne veut l’épouser, et elle passe sa vie à consulter les destins.


LE PROBOULOS.

Mais quiconque est encore capable de montrer sa vigueur…


LYSISTRATA.

Et toi, qu’attends-tu pour mourir ? La place est libre. Achète une bière ; moi, je te pétrirai un gâteau de miel ; prends-le, ainsi qu’une couronne.


PREMIÈRE FEMME.

Reçois de moi ces offrandes.


DEUXIÈME FEMME.

Prends aussi cette couronne de mes mains.


LYSISTRATA.

Que te manque-t-il ? Que désires-tu ? Descends dans la barque. Kharôn t’appelle : tu l’empêches de partir.


LE PROBOULOS.

N’est-il pas cruel pour moi d’être traité ainsi ? De par Zeus ! je vais aller me montrer à mes collègues dans l’état où je suis.


LYSISTRATA.

Nous reproches-tu de ne t’avoir pas encore exposé ? Dans trois jours tu recevras de nous, dès le matin, l’offrande affectée à la troisième journée.