Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/156

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LE VIEILLARD.

Et te donner des coups de pied.


LA FEMME.

Tu as une forêt de poils.


LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Myronidès aussi était rude, couvert partout de poils noirs, redouté de tous ses ennemis, comme Phormiôn.


LE CHŒUR DES FEMMES.

Je veux également, moi, vous conter une histoire semblable à celle de Mélaniôn. Timôn était un être intraitable, la figure comme retranchée derrière un buisson d’épines, un émule des Érinys. Ce Timôn, plein de haine pour la perversité des hommes, s’enfuit loin d’eux en les maudissant. C’est ainsi qu’il haïssait les hommes pervers, mais il était fort tendre pour les femmes.


UNE FEMME.

Veux-tu que je te casse la mâchoire ?


UN VIEILLARD.

Je n’ai pas peur de toi.


LA FEMME.

Si je te lâchais un coup de pied ?


LE VIEILLARD.

Tu vas montrer ton derrière.


LA FEMME.

Tu verrais que, toute vieille que je suis, il n’est pas chevelu, mais épilé à la lampe.