Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/155

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maux, et Zeus tonnant mettra dessus ce qui était dessous. »


PREMIÈRE FEMME.

Nous aurons le dessus.


LYSISTRATA.

« Mais si les hirondelles se divisent, et s’envolent du temple sacré, nul autre oiseau ne leur sera comparable pour l’incontinence. »


PREMIÈRE FEMME.

Voilà, de par Zeus ! un oracle clair. Grands dieux ! ne nous laissons point abattre par le malheur. Rentrons. Il serait honteux, mes amies, de ne pas accomplir l’oracle.





LE CHŒUR DES VIEILLARDS.

Je veux vous dire une histoire, que j’ai entendu raconter lorsque j’étais encore enfant. Il y avait une fois un jeune homme, appelé Mélaniôn, qui, fuyant le mariage, s’enfonça dans le désert : il demeurait sur les montagnes, allait à la chasse aux lièvres, faisait des filets, avait un chien ; et puis il ne revint plus chez lui, tant il avait de haine pour les femmes. Nous, nous ne sommes pas moins chastes que Mélaniôn.


UN VIEILLARD.

Ma vieille, je veux te baiser.


UNE FEMME.

Tu pourras te passer d’oignon.