Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/25

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PISTHÉTÆROS.

Quel prodige est-ce là ? Tu n’es donc pas la seule huppe, et il y en a une autre.


LA HUPPE.

Mais celle-ci est née de Philoklès, par la huppe ; et moi, je suis le grand-père de cette dernière : c’est comme si tu disais : « Hipponikos issu de Kallias, et Kallias d’Hipponikos.  »


PISTHÉTÆROS.

Kallias est donc un oiseau ? Comme il mue !


EVELPIDÈS.

C’est qu’étant généreux, il est plumé par les sykophantes, et les femelles lui arrachent aussi des plumes.


PISTHÉTÆROS.

Ô Poséidôn ! voici un autre oiseau de couleurs nuancées : comment l’appelle-t-on ?


LA HUPPE.

Lui ? Le katophagas !


PISTHÉTÆROS.

Il y a donc d’autres katophagas que Kléonymos ?


EVELPIDÈS.

Comment alors se fait-il, si ce n’est pas Kléonymos, qu’il ait perdu son aigrette ?


PISTHÉTÆROS.

Mais cependant que signifie cette affluence d’oiseaux à aigrettes ? Viennent-ils pour le diaulos ?