Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/24

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LA HUPPE.

Ce n’est pas un de ces oiseaux ordinaires comme vous en voyez tous les jours, mais un oiseau de marais.


PISTHÉTÆROS.

Oh ! oh ! il est beau, et d’un rouge phœnikien.


LA HUPPE.

Sans doute ; aussi l’appelle-t-on Phœnikoptère.


EVELPIDÈS.

Ohé ! dis donc, toi !


PISTHÉTÆROS.

Qu’as-tu à crier ?


EVELPIDÈS.

Un autre oiseau que voici.


PISTHÉTÆROS.

Par Zeus ! c’en est effectivement un autre ; il doit être étranger. Quel peut être ce singulier prophète, cet oiseau de montagnes ?


LA HUPPE.

Son nom est le Mède.


PISTHÉTÆROS.

Le Mède ! Oh ! souverain Hèraklès ! Comment, s’il est Mède, a-t-il pu, sans chameau, voler ici ?


EVELPIDÈS.

En voici un autre qui a pris une aigrette.