Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/43

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



PISTHÉTÆROS.

Si donc les hommes, par ignorance, vous comptent pour rien et ne croient qu’aux dieux de l’Olympos, il faut alors lancer une nuée de moineaux et d’oiseaux granivores qui pillent toutes les semences de leurs campagnes, et que Dèmètèr leur mesure le froment, quand ils seront dans la misère.


EVELPIDÈS.

Elle ne voudra pas, de par Zeus ! mais tu la verras alléguer des prétextes.


PISTHÉTÆROS.

En outre, que les corbeaux fondant sur les attelages qui labourent la terre, et sur les troupeaux, leur crèvent les yeux, en manière de preuve, et qu’ensuite le médecin Apollôn les guérisse ; on le paie pour cela.


EVELPIDÈS.

Oh ! non, pas avant que j’aie vendu mes deux petits bœufs.


PISTHÉTÆROS.

Mais si les hommes vous regardent toi comme dieu, toi comme la vie, toi comme la Terre, toi comme Kronos, toi comme Poséidôn, tous les biens leur arriveront.


LA HUPPE.

De ces biens dis-m’en un seul.


PISTHÉTÆROS.

Premièrement les sauterelles ne rongeront plus les vignes en fleurs : un bataillon de chouettes et de créce-