Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/46

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les oiseaux auront pour temple un olivier. Sans aller à Delphœ ou auprès d’Ammôn, nous leur offrirons ici des sacrifices. Debout parmi les arbousiers et les oliviers sauvages, nous leur présenterons une poignée d’orge ou de blé et nous les prierons, les mains étendues, de nous donner une part de leurs biens, et nous les aurons aussitôt en échange de quelques grains de froment.


LE CHŒUR.

Ô vieillard, qui m’es devenu si cher, après m’avoir été si odieux, il n’est plus possible que je m’écarte désormais volontairement de tes avis. Confiant dans tes paroles, j’ai menacé, j’ai juré que si, lié avec moi par des promesses loyales, sincères, sacrées, tu marches contre les dieux, unis toi et moi par la même pensée, les dieux n’useront pas longtemps le sceptre qui est à moi. Oui, tout ce qu’il faut exécuter par la force, nous nous en chargeons ; tout ce qui dépend du conseil et de la délibération repose sur toi.


LA HUPPE.

Non, de par Zeus ! ce n’est plus pour nous le moment de sommeiller, ni de temporiser à la façon de Nikias ; mais il faut agir au plus vite. Et d’abord entrez dans mon nid, sur ma paille, sur les feuilles sèches que voici, et dites-moi votre nom.


PISTHÉTÆROS.

C’est chose facile : mon nom est Pisthétæros.


LA HUPPE.

Et lui ?