Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/58

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LE PRÊTRE.

Aux héros, aux oiseaux, aux enfants des héros, au porphyrion, au pélican, au pélékinos, au flexis, au tétras, au paon, à la hulotte, à la sarcelle, à l’élasa, au héron, au plongeon, au bec-figue, à la mésange !


PISTHÉTÆROS.

Finis, ou va-t’en aux corbeaux, finis ton appel ! Iou ! Iou ! À quel sacrifice, malheureux, invites-tu les aigles de mer et les vautours ? Ne vois-tu pas qu’un seul milan s’envolerait en emportant tout cela ? Loin de nous, toi et tes bandelettes ! Je ferai bien moi-même et sans plus ce sacrifice.


LE PRÊTRE.

Il faut encore que, pour l’aspersion, j’entonne un nouvel hymne sacré, et que j’invoque les Bienheureux, ou du moins l’un d’eux, si toutefois vous avez là quelque mets convenable. Car vos offrandes présentes ne sont guère que des poils et des cornes.


PISTHÉTÆROS.

Adressons nos sacrifices et nos prières aux dieux ailés.





UN POÈTE.

Néphélokokkygia la bienheureuse, célèbre-la, Muse, dans tes chants mélodieux !


PISTHÉTÆROS.

Quel est cet être ? D’où vient-il ? Dis-moi, qui es-tu ?