Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/9

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où nous puissions nous établir et séjourner. Nous nous dirigeons du côté de Tèreus la huppe, pour le prier de nous dire si, dans la région où il a porté son vol, il a vu quelque part cette sorte de ville.


PISTHÉTÆROS.

Holà ! hé !


EVELPIDÈS.

Qu’est-ce donc ?


PISTHÉTÆROS.

Depuis longtemps la corneille m’indique quelque chose là-haut.


EVELPIDÈS.

Et ce geai aussi ouvre le bec comme pour me montrer quelque chose. Il n’est pas possible qu’il n’y ait pas par là des oiseaux. Nous le saurons tout de suite en faisant du bruit.


PISTHÉTÆROS.

Alors, sais-tu ce qu’il faut faire ? Heurte ta jambe contre cette roche.


EVELPIDÈS.

Et toi ta tête ; ce sera un double bruit.


PISTHÉTÆROS.

Alors, toi, une pierre ; prends et frappe.


EVELPIDÈS.

Très bien, si cela te plaît. Esclave, esclave !