Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1035

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CHAPITRE VII.

§ 1. Après cela, il faut, puisque nous voulons étudier la nature de la vertu, savoir tout ce qu’il y a dans l’âme et tous les phénomènes qui s’y produisent. Or, il y a trois choses dans l’âme : des affections ou passions, des facultés, des dispositions, de telle sorte que la vertu doit être une de ces trois choses-là. Les passions ou affections sont, par exemple, la colère, la crainte, la haine, le désir, l’envie, la pitié et tous les autres sentiments de ce genre, qui d’ordinaire ont pour suites inévitables la peine ou le plaisir.

§ 2. Les facultés sont les puissances intimes d’après lesquelles on. peut nous dire capables de ces passions diverses ; et, par exemple, ce sont les puissances qui nous rendent capables de nous mettre en colère, de nous