Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1042

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CHAPITRE X.

§ 1. Puisque nous parlons de la vertu, il est bon d’examiner, après ce qui précède, si la vertu peut ou ne peut pas s’acquérir ; ou bien, si comme le prétendait Socrate, il ne dépend pas de nous d’être bons ou mauvais : « Demandez, disait-il, à un homme quel qu’il soit s’il veut être bon ou méchant ; et vous verrez certainement qu’il n’est personne qui préfère jamais être vicieux. Faites la même épreuve pour le courage, pour la lâcheté, et pour toutes les autres vertus ; et vous aurez toujours le même résultat » .

§ 2. Socrate en concluait