Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1064

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CHAPITRE XVIII.

§ 1. La fin véritable de la vertu, c’est le bien ; et la vertu vise plus à cette fin qu’aux choses qui la doivent produire, attendu que ces choses même font partie de la vertu. Quelque vraie que soit cette théorie, si. l’on voulait la généraliser, elle pourrait devenir absurde ; par exemple, en peinture, on pourrait être un excellent copiste, sans cependant mériter la moindre louange, à moins que l’on se proposât exclusivement pour but de faire des copies parfaites. Mais on peut dire absolument que le propre de la vertu, c’est de se proposer toujours le bien.

§ 2. «Mais pourquoi, dira-t-on peut-être, avez-vous établi tout à l’heure