Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1066

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CHAPITRE XIX.

§ 1. D’abord, le courage se rapportant au sang-froid et à la peur, il est bon de savoir à quelles espèces de peur et à quelles espèces de sang-froid il se rapporte. Quelqu’un qui craint de perdre sa fortune, est-il un lâche pour cela seul ? Et pour garder toute sa fermeté dans une perte d’argent, est-il un homme de courage? Ou bien, ne l’est-il pas ? Et de même encore : Suffit-il que l’on ait peur ou qu’on soit plein de fermeté en ce qui regarde la maladie, pour dire que dans un cas on soit lâche, et que dans l’autre on soit courageux? On le sent donc : le courage ne consiste, ni dans les craintes, ni dans les sang-froid de