Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1163

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LIVRE II, CH. IX, S 31. 159

vertu ; ce sont bien plutôt les passions. Il faut que la nature mette d'abord eu nous une sorte de force irration- nelle qui nous pousse au bien, et c'est aussi ce qui est; puis ensuite, vient la raison qui donne en dernier lieu son suffrage, et qui juge les choses. § 31. C'est bien là ce qu'on peut observer dans les enfants, et dans les êtres qui sont privés de raison. Il y a tout d'abord chez eux les élans instinctifs des passions vers le bien, sans aucune intervention de la raison; puis, la raison arrive plus tard ; et donnant son vote approbatif dans le sens des passions, elle pousse l'être à faire définitivement le bien.. Mais si l'on part de la raison comme principe pour aller au bien, très-souvent les passions, en désaccord avec elle, ne la suivent pas; et même, elles lui sont toutes contraires. J'en conclus donc que la passion régulière et bien organisée est le principe qui nous mène à la vertu plutôt que la raison.

��son école. — Ce sont bien plutôt les niaque, au début du li\re I, cb. 1.

passions. Ce n'est pas à dire que ce §31. Les clans instinctifs... vers

>out les passions toutes seules; et le bien. C'est se faire une grande cl

toute cette discussion aboutit à cette juste idée de la nature humaine. —

conséquence que la nature pousse Son vote approbatif. Ou désappro-

rhonime instincti\cnient au bien, batif. — La passion régulière tt

avant que sa raison ne Ty conduise fric/i o/^fan/see. Et dès lors, conforme

et ne Ty attache. On a déjà \\x à la raison, qui n'a plus qu'à i'ap-

cetle doctrine dans la Morale à Mco- prouver et non à la combattre.

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