Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1212

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biens, selon les uns, c'est la prudence ; selon les autres, c'est la vertu ; selon d'autres enfin, c'est le plaisir.

§ 8. Aussi, l'on discute sur la part de chacun de ces éléments dans le bonheur, [1214b] suivant que l'on croit que l'un d'eux y contribue plus que l'autre. Les uns prétendent que la prudence est un bien plus grand que la vertu ; les autres trouvent au contraire la vertu supérieure à la prudence ; et les autres trouvent le plaisir fort au-dessus de toutes deux. Par suite, les uns croient que le bonheur se compose de la réunion de toutes ces conditions ; les autres croient qu'il suffit de deux d'entre elles ; d'autres même le trouvent dans une seule.

Chapitre 2

§ 1. C'est en s'arrêtant à l'un de ces points de vue que tout homme qui peut vivre selon sa libre volonté, doit se