Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1264

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•260 MOllAL^; A EUDEME.

choses qui rendent naturellement l'âme humaine pire ou meilleure ; et il ne se trouve qu'en elles. § h. Les hommes ne sont appelés vicieux qu'à cause de leurs jouissances et de leurs douleurs, parce qu'ils poursuivent et fuient les unes et les autres autrement qu'il ne faut, ou bien celles qu'il ne faut pas. Aussi, tout le monde convient aisément que les vertus consistent dans une certaine apathie, un certain calme à l'égard des plaisirs et des peines, et que les vices consistent dans des dispositions toutes contraires.

��CHAPITRE V.

��De la vertu morale. Elle est toujours un milieu, qui est tantôt dans le plaisir, tantôt dans la douleur. DifTiculté de bien reconnaître l'excès et le défaut d'après lequel on doit caractériser le vice contraire à la vertu.

��§ 1. Après avoir reconnu que la vertu est en nous cette manière d'être morale qui nous fait agir le mieux possible, et qui nous dispose le plus complètement à bien faire;

��S 4. Les liommes ne sont appclrs mandée plus tard par le Stoïcisme;

vicieux. On pent être vicieux sans c'est plutôt «ne ceilaine niodéralion,

trouver du plaisir îi faire le mal, sans qui sait dominer les passions et les

fuir une douleur que le devoir im- amortir,

pose. CL V. Morale à Nicomaque,

$ 5. L ne certaine apathie. Ce n^esl livre II, cli. 6; Grande iWornlc,

pas l'insensibilité générale recom- livre I, ch. 5 et 9.

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