Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1271

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LIVIÎE II, CH. VI, § y. !2r>7

est du mouvement dans l'homme comme pour les démons- trations. § 6. Si, par exemple, le triangle ayant ses angles égaux à deux droits, il s'en suit nécessairement qae le quadrilatère a les siens égaux à quatre angles droits, il est évident que la cause de cette conclusion, c'est que le triangles a ses angles égaux à deux angles droits. Si la propriété du triangle vient à changer, il faut que le qua- drilatère change aussi ; et si le triangle, par impossible, avait ses angles égaux à trois, le quadrilatère aura les siens égaux à six; si le triangle en avait quatre, le quadrilatère en aurait huit. Mais si la propriété du triangle ne change pas, et qu'elle reste telle qu'elle est, la propriété du quadrilatère doit également rester telle qu'on vient de le dire. § 7. Il a été démontré avec pleine évidence, dans les Analytiques, que ce résultat que nous ne faisons qu'indiquer, est absolument néces- saire. § 8. Mais ici nous ne pouvions, ni le passer entiè- rement sous silence, ni en parler avec plus de détails que nous ne le faisons; car s'il n'y a pas moyen de remonter à une autre cause qui fasse que le triangle ait cette pro- priété, c'est que nous sommes arrivés au principe même, et à la cause de toutes les conséquences qui en sortent.

g 9. Mais comme il y a des choses qui peuvent être contrairement à ce qu'elles sont , il faut aussi que les

��mots. — Comme pour les dcmonsti II- portent à la question de la caiisalilo

tiens. Pensée ohscure, que la suite dans l'homme

n'éclaircit point assez. § 7 Dans les Analytiques. Voir

§ G. Si par exemple.... Les un peu plus loin, cii. 10, g 22, et les

détails qui suivent sont très-exacts Derniers Analytiques, livre 1, cli. 2,

mathématiquement parlant; mais on § 1^, p. 11 de ma traduction. Cette

ne voit pas bien en quoi ils se rap- citation est exacte.

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