Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/128

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


cwiK i>REiAc;i':.

» mais encore celles que les citoyens doivent ap- » prendre, et dans quelle mesure il faut qu'ils les » possèdent. » Pour donner à sa pensée toute la clarté désirable, il ajoute " que le but de la poli- » tique embrassant les buts divers de toutes les » autres sciences, c'est elle qui est la science du » bien suprême de l'homme i. » Ce n'est donc pas seulement parce que l'État est plus important que l'individu, et parce qu'il est plus beau de faire le bonheur d'une nation que celui d'un seul homme, que la politique est au-dessus de la morale ; elle la dépasse encore en dignité scientifique, et son objet est supérieur de toute la distance d'une science partielle à une science générale et complète. Aussi, Aristote fait-il de la morale un simple préliminaire de la politique, qui seule peut « achever selon lui, la philosophie des choses humaines, » que la morale ébauche d'une manière assez imparfaite.

Soumettre sous ce rapport la morale à la poli- ticpie, ce n'est pas moins que renverser l'ordre des choses. C'est précisément le contraire qui est le vrai ; et la politique n'a pas un principe que la mo-

��(1) Aristote, Morale à Mcoinaijuc, livre 1, ch. 1, §S 9—12, et la Jii! 'Je Fouvras-e.

�� �