Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1280

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276 MORALE A EUDÈME.

aucune des deux premières, il reste que l'acte volontaire consiste h faire quelque chose après y avoir appliqué d'une certaine manière sa pensée et sa raison. § 2. Pous- sons même un peu plus loin ces considérations, avant de mettre fin à la définition que nous voulions donner du vo- lontaire et de l'involontaire. Il me semble en effet que ce qui caractérise proprement ces deux idées, c'est que dans un cas on agit par force ou contrainte, et que dans l'autre cas on n'agit point par force. Dans le langage ordinaire, tout ce qui est forcé est involontaire ; et l'involontaire est toujours forcé. Il faut donc en premier lieu examiner ce que c'est que la force ou la contrainte, voir quelle est sa nature, et quels en sont les rapports avec le volontaire et l'involontaire.

§ 3. Le forcé et le nécessaire semblent être, ainsi que la force et la nécessité, opposés au volontaire et à la per- suasion, en ce qui regarde les actions que l'homme peut faire. En général même, la force et la nécessité peuvent s'appliquer aussi aux choses inanimées ; et l'on dit, par exemple, que c'est par force et par nécessité que la pierre s'élève en haut, que le feu tombe en bas. Quand au con- traire les choses sont portées suivant leur nature et leur direction propre, on ne dit plus qu'elles sont contraintes par la force. Il est vrai qu'on ne dit pas non plus qu'elles

��phishaul,cli. 7, § 2. — /i( s'il n'est mot dans le texte; j'ai ajouté le se-

micuite des deux premières. C'est re cond pour plus de clarté.

qui a été prouvé dans le chapitre § 2. Pur forée ou eontrainte. Il

précédent, quoique l'auteur ait n'y a qu'un seul mot dans l'orifji-

beaucoup plus insisté sur l'appétit nal.

([ue sur ia réllexion. — Sa pensée et § 3. Le force. Cette eiprcssion un

sa raison. Il n'y a que le premier peu singulière se comprend bien 'i

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