Page:Aristote - La Morale d’Aristote, Ladrange, 1856.djvu/1304

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��M^ALE A ELIDÈME.

��CHAPITRE XI.

��Vc rinihience de la vertu sur rintention. Elle rend Taction bonne par le but qu'elle se propose. L'acte, à un certain point de vue, a plus d'importance que l'intention ; mais c'est l'intention seule qui fait le mérite ou le démérite. — C'est surtout sur les actes qu'il faut juger le caractère d'un homme.

g 1. Après avoir fixé tous ces points, voyons si la vertu peut rendre la préférence infaillible, et la fin qu'elle poursuit, toujours bonne, de telle sorte que la préférence ne choisisse jamais avec intention que ce qu'il faut ; ou bien, si comme on le prétend, c'est la raison qu'éclaire ainsi la vertu. A vrai dire, cette vertu c'est la domination de soi-même, la tempérance, laquelle ne détruit pas appa- remment la raison. § '2. Mais la vertu et la domination de soi sont deux choses différentes, comme on le montrera plus tard ; et si l'on admet que c'est la vertu qui nous donne une raison droite et saine, c'est parce qu'on sup-

��Cli, XI. florale à Nicomaque, livre III, ch. 3; Grande Morale, livre I, ch. 17 et 18.

§ 1. Voyons si la vertu... ou bien si c'est la raison. La pensée est assez confuse. L'auteur se demande si la vertu rend infaillible la préférence, qui dans les cas particuliers déter- mine notre choix; on bien si c'est seulement la raison, d'une manière Sïénérale, sur laquelle laveilu a celle

��heureuse influence. — Comme on le ■prétend. Dans Técole de Platon sans doute. — La domination de soi- même, la temp.'rance. Il n'y a que ce dernier mot dans le le\le; mais sa composition étyniolo?:i'[uccn grec m'a permis d'ajouter la paraphrase qui le précède.

§ 2. Comme on le montrera vins tard. Dans la théorie de Pintempé- rance, au livre G, ch. 1 et suiv. —

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